mardi 19 février 2019

mercredi 9 janvier 2019

mardi 4 décembre 2018

Derniers poèmes publiés dans les revues Littérales (octobre 2018) et Phaeton (septembre 2018).
Extraits:




***

Les portes battantes de l’insomnie
ouvertes sur la grande voie des dunes,

les barques à l’abandon
déplaçant les rivages.


***

La trace de l’écume,
muette, indifférente
aux questions que je pose

lovée sur son secret.

*** 






C’est étrange avait dit le berger,
dans ce matin si blanc :
ce soleil coupé en deux dans la glace
et le bâton d’olivier couché.

L’avenir peut il encore nous faire signe
à travers ce grand vide ?


***

Le marcheur sur l’eau
parti à la recherche
de quelque note absolue,
du bleu parfait
et de l’odeur des vagues,
témoignera un jour

du défi du soleil
dans la marée du soir
comme un éclat qui ravive

de la mémoire du sel
du sable et des algues
qui roule  et murmure
 

mardi 30 octobre 2018



 Six poèmes publiés dans le numéro 37 de la revue A L'Index, octobre 2018.




 
Il faut tenter de se placer
très haut dans l’éclat du soleil
pour comprendre ce paysage,

puis attendre.

A l’heure qu’il est,
quelques ourlets de mer
dorment encore
adossés à des rives incertaines.

Le cormoran qui guette un signe
sort tout juste de son sommeil
dans un mouvement d’aile.

Il y a aussi le calme des pierres
le grand calme sorti de la nuit.

L’énigme des pierres,
l’énigme
des rochers baptisés Enfer et Paradis
qui balisent le nord de l’île.



 *******
La mer en déraison
ici
à la pointe de l’Enfer,

ou encore
à l’assaut des Saisies.

Le jour
s’est perdu,
le jour
se retourne dans du gris.

A Kervédan, à Quelhuit,
du vert qui perd sa couleur,
gorgé d’eau
dans l’impossible lumière.

Le destin d’une île
suspendu à la force des vents.


 *********

Tu peux reprendre ce paysage
pour l’agiter.

Ce bleu qui invente un autre bleu
sur l’épaule de Sieck
quand l’île se repose,
juste quand la nuit monte.

Ou encore cette fesse de granit
qui tourne le dos
au phare de l’île de Batz
juste quand la nuit monte.



*********

La force du granit,
sa solitude aussi.

Ici, cerné par la fougère,
l’ajonc à l’odeur de miel,
la bruyère au chagrin d’épine.

Là, léché puis recouvert par la vague,
isolé tout à coup dans cette geste de sel.

Ses noms glorieux dans le langage de la baie,
les balises Enfer et Paradis,
pour nous protéger des naufrages.

Le granit dans une éternité,
si forte et si fragile aussi.



**********

Le dernier défi du soleil
quand la nuit monte
du sol ici dans des verts touffus.

Des éclats suspendus aux feuilles,
qui perlent sur le foullis des fougères.

Le temps, un instant saisi,
en suspens,
qui attend la promesse du noir.


********** 

L’île
dans le souci d’elle même,
repliée dans la nuit.

Concentrée,
attentive à ses songes,

elle écoute,

mille murmures,
tout autour d’elle
dans sa ceinture,
de lande et de mer.

c’est une très grande force
une île,

quelque chose qu’elle puise
dans le grain du granit,
l’énergie du sable.

dans ce silence
elle se réunit,

pour qu’au réveil
quand les vents viendront,
elle soit
ce petit bloc d’éternité.










vendredi 19 octobre 2018

dimanche 29 avril 2018

Gouaches de Jean-Jacques LAIGRE